Le Comité exécutif de la Confédération européenne des syndicats (CES), s’est tenu les 13 et 14 décembre à Bruxelles.

Les représentants syndicaux de toute l’Europe ont réaffirmé leur engagement en faveur d’emplois de qualité pour tous les travailleurs en Europe. La création de tels emplois doit redevenir une priorité majeure de la politique économique européenne et nationale.

L’Union européenne fait partie des espaces les plus développés de la planète. Néanmoins, la crise économique et financière a non seulement dégradée les conditions de travail et mais a aussi ralenti le développement des salaires, qui reste inférieure au développement des moyens de productivité en Europe. En conséquence, les inégalités s’aggravent entre les pays membres mais aussi dans les pays eux-mêmes.

La relance économique n’a pas arrêté le fait que le fossé entre les salaires faibles et les salaires élevés continue de se creuser. Il en résulte que le pouvoir d’achat de la grande majorité des citoyens en Europe a fortement souffert en raison de la politique d’austérité européenne et nationale.

Cependant, les emplois de qualité avec une rémunération décente sont en fait un atout pour la compétitivité, l’innovation et la demande en Europe. Les emplois de qualité génèrent des performances de qualité et une productivité accrue, qui en conséquence stimule la demande intérieure, qui est en fait un des moteurs économiques le plus important.

Selon les représentants syndicaux, un emploi de qualité doit être un emploi qui offre :

  • Un bon salaire ;
  • La sécurité d’emploi ;
  • Un apprentissage tout au long de la vie ;
  • Un lieu de travail sûr et sain ;
  • Un temps de travail raisonnable ;
  • Une représentation syndicale.

Dans le cadre de l’adoption du socle européen des droits sociaux par l’UE et les chefs d’États, la CES et ses membres revendiquent que la problématique de la qualité d’emploi soit remis en dessus de l’ordre du jour. L’UE doit maintenant agir concrètement pour améliorer la vie des travailleurs.

Autres sujets élaborés lors de la réunion étaient les mesures proposées par la Commission européenne concernant l’approfondissement de l’Union européenne monétaire (UEM), les orientations des politiques économiques du Semestre européen de l’année prochaine et la mise en œuvre du pilier européen des droits sociaux.

La CES, en coopération avec l’OGBL et le LCGB, continuera ses campagnes pour les augmentations salariales (https://payrise.eu/fr/accueil/) et la création d’une véritable Europe sociale.

 

Le Luxembourg était représenté au Comité exécutif de la CES par Véronique EISCHEN, membre du bureau exécutif de l’OGBL, par Jean-Claude REDING, conseiller, par Vincent JACQUET, secrétaire général adjoint du LCGB et par Henrike WOLTER, chargée de mission du Secrétariat européen commun de l’OGBL et du LCGB.